Hawking
Stephen Hawking et la création spontanée : « L'univers peut se créer et se créera lui-même à partir de rien »

Traduction : La louange est à Allāh, Seigneur des mondes, et que la prière et le salut soient sur le Messager d'Allāh. Ceci dit :
Vérités évidentes par elles-mêmes (Bayyinaat)
La connaissance que l'homme ne s'est pas créé lui-même, ni n'a créé le moyen (la reproduction) par lequel sa création et sa venue à l'existence sont rendues possibles, est une vérité évidente par elle-même, car chacun sait qu'il ne s'est jamais fait passer lui-même du non-être à l'être (19:67). Cela s'étend aussi à tous les êtres vivants : ils ne se sont pas donné eux-mêmes leur origine. De même, la connaissance qu'il n'a pas créé l'univers dans lequel il réside est une vérité évidente par elle-même (52:35), tout comme la connaissance que l'univers ne s'est pas créé lui-même (sans une force extérieure) est une vérité évidente par elle-même ; et de même, la connaissance que des univers multiples ne viennent à l'existence que par une force extérieure à leur ensemble est une vérité évidente par elle-même (52:36). Toute cette connaissance est innée, intuitive et nécessaire, et ne requiert aucune preuve empirique. Une fois tout cela établi, sans pouvoir être contesté ni nié, il ne reste que trois possibilités : soit « le néant a créé quelque chose », soit « quelque chose s'est créé lui-même », soit « quelque chose a créé autre chose ». Voilà ce à quoi la question se ramène en définitive. La question ultime est donc : est-il plus sain, selon l'intuition innée, la perception sensorielle et la raison, de croire que « le néant a créé quelque chose », ou que « quelque chose s'est créé lui-même », ou que « quelque chose a créé ce qui est autre que lui » ? Toutes les personnes saines d'esprit (même les athées) diront la dernière : « quelque chose a créé quelque chose » (une chose ne peut être créée que par autre qu'elle). Une fois établi qu'affirmer « quelque chose a créé quelque chose » est plus sain selon la raison, la connaissance de ce « quelque chose » qui a créé ce qui est autre que lui ressort de la réalité et de la nature de ce qu'il a créé. Cela est indéniable. De même que l'on affirme l'existence des particules et des forces par leur effet observé (athar) (bien que personne ne les voie directement, ni même ne comprenne comment elles fonctionnent), de même les cieux et la terre sont l'effet (athar) par lequel on peut dire que l'existence du « quelque chose » qui se trouve derrière eux est vraie et réelle. Jusqu'ici, il ne peut y avoir de véritable contestation, et c'est ici que la bataille commence réellement. Toutes les personnes saines d'esprit, honnêtes et intègres voient le dessein, l'ordre et la finalité dans l'univers, sur la Terre et chez les êtres vivants, dans leurs interactions, leur interdépendance, les diverses facultés et caractéristiques que l'on trouve chez les êtres vivants, et les systèmes d'information complexes qui les sous-tendent et qui surpassent tous les systèmes et architectures informatiques connus. Cela est indéniable. C'est une preuve directe, de première main, de l'existence d'un Initiateur et des qualités nécessaires à un tel Initiateur (connaissance, volonté, puissance, sagesse). C'est ici que l'on commence à voir la hauteur et la prétention de ceux qui ne parlent que d'« illusion » et d'« apparence » de dessein (afin de saper le dessein réel, si clairement évident). En effet, une fois que le dessein, l'ordre et la finalité sont clairement établis par l'observation (que ce soit par le profane ou par le scientifique), la conclusion logique et rationnelle s'ensuit nécessairement, et cela ne peut être défait. C'est pourquoi l'on dit que la croyance en un Initiateur est fitriyy (innée) et dhurooriyy (nécessaire), et c'est pourquoi tous les messagers envoyés ont dit : (قَالَتْ رُسُلُهُمْ أَفِي اللّهِ شَكٌّ فَاطِرِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ), « Et leurs messagers dirent : y a-t-il un doute au sujet d'Allaah, l'Initiateur des cieux et de la terre ? » (14:10). Ainsi, la connaissance que l'existence de l'univers, de la terre et de toutes les formes de vie indique nécessairement un Initiateur est une chose évidente par elle-même. C'est une conclusion nécessaire tirée de l'ensemble de la perception et de l'expérience humaines. C'est une chose si claire, enracinée dans la disposition innée, dans le psychisme humain. C'est pourquoi personne, pas même un athée, ne peut éviter d'employer un langage téléologique (qui implique un dessein) dans l'étude de l'univers, des phénomènes qu'il contient et de tous les êtres vivants. La signature du dessein est flagrante et évidente, et le langage téléologique (même involontaire) se trouve dans des millions et des millions d'articles de recherche écrits et publiés dans les domaines de la physique, de l'astronomie et de la biologie. L'intelligibilité rationnelle (le fait même que l'univers puisse être étudié rationnellement) et le langage téléologique inévitable qu'emploient les athées pour décrire ce qu'ils voient dans leurs études réfutent leur croyance naturaliste et indiquent de l'arrogance lorsqu'ils qualifient ce qu'ils étudient d'« illusion » et d'« apparence » de dessein. Ils n'auraient pas pu étudier logiquement et rationnellement l'univers et la vie qu'il contient s'il n'avait pas été conçu. Dès lors, tous leurs arguments contraires (aussi sophistiqués ou compliqués soient-ils) se ramènent à a) « le néant a créé quelque chose » ou b) « quelque chose s'est créé lui-même » ou c) s'ils affirment que « quelque chose a créé quelque chose » (ce qui est inévitable), ils l'expliquent par ce qui prête à rire : une « loi » de la gravité déjà existante aurait créé l'univers, ou les forces aveugles de la physique auraient créé la première cellule vivante par pur hasard, laquelle aurait ensuite été guidée jusqu'à la diversité et l'homologie actuelles du vivant par la sélection naturelle agissant sur des mutations aléatoires du matériel génétique. En réalité, c'est de leur part l'affirmation d'un créateur, sauf qu'il ne s'agit pas d'un créateur omniscient, doué de volonté et agissant avec finalité, mais d'un créateur aveugle et sans finalité (un « horloger aveugle »), ce qui revient en réalité à « la matière s'auto-organise et crée ». Tout cela est une insulte à l'intelligence, pure conjecture et arrogance face à une vérité évidente par elle-même. Ces affirmations et explications découlent d'une adhésion préalable au matérialisme, et non de ce que l'observation, l'expérimentation et les données scientifiques auraient prouvé que des forces physiques aveugles créent des organismes vivants complexes (cela relève d'une foi aveugle et d'une insulte à la raison).
أَمْ خُلِقُوا مِنْ غَيْرِ شَيْءٍ أَمْ هُمُ الْخَالِقُونَ أَمْ خَلَقُوا السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضَ بَل لَّا يُوقِنُونَ
Ont-ils été créés par rien ? Ou sont-ils les créateurs (d'eux-mêmes) ? Ou ont-ils créé les cieux et la terre ? Non, ils n'ont aucune réelle certitude. (52:35-36)
Dès lors, il incombe à l'athée de prouver que l'univers (dans tout son ordre, sa magnificence, son équilibre et son harmonie) et la vie sur Terre ne sont pas l'œuvre d'un Créateur omniscient, doué de volonté et capable, puisque c'est là la position rationnelle et axiomatique par défaut, innée dans la nature humaine. Les explications contraires qu'ils avancent reposent sur une adhésion préalable au naturalisme (matérialisme), qu'ils ont choisi pour des raisons psychologiques, et non rationnelles. Ainsi, tout ce qu'ils avancent pour invalider cette nécessité rationnelle — théories du multivers, systèmes complexes de reproduction génétique surgissant miraculeusement d'une soupe primitive sous l'action des forces aveugles de la nature, théories M mystiques, temps imaginaire, sélection naturelle agissant sur des mutations aléatoires du code génétique (lesquelles requièrent en réalité l'existence préalable de systèmes complexes de reproduction génétique plus complexes que les ordinateurs les plus délibérément conçus, et dont ils n'ont aucune explication de l'origine), ainsi que la variété de tours de passe-passe philosophiques et de jeux de mots psychologiques — tout cela est pure conjecture (et ils le savent).
Allah, le Très-Haut, a dit : (قَالَتْ رُسُلُهُمْ أَفِي اللّهِ شَكٌّ فَاطِرِ السَّمَاوَاتِ وَالأَرْضِ), « Leurs messagers respectifs dirent : « Y a-t-il un doute au sujet d'Allaah, l'Initiateur des cieux et de la terre ? » » (14:10) ; Il a dit : (فَلَمَّا جَاءتْهُمْ رُسُلُهُم بِالْبَيِّنَاتِ فَرِحُوا بِمَا عِندَهُم مِّنَ الْعِلْمِ), « Et lorsque leurs messagers leur apportèrent des preuves évidentes, ils exultèrent de la connaissance qu'ils possédaient » (40:83) ; Il a dit : (وَقَالُوا مَا هِيَ إِلَّا حَيَاتُنَا الدُّنْيَا نَمُوتُ وَنَحْيَا وَمَا يُهْلِكُنَا إِلَّا الدَّهْرُ وَمَا لَهُم بِذَلِكَ مِنْ عِلْمٍ إِنْ هُمْ إِلَّا يَظُنُّونَ), « Et ils disent : « Il n'y a que la vie de ce bas monde ; nous mourons et nous vivons, et seul le temps nous fait périr. » Mais ils n'en ont aucune connaissance (quelle qu'elle soit). Ils ne font que conjecturer. » (45:24) ; Il a dit : (إِن يَتَّبِعُونَ إِلاَّ الظَّنَّ وَإِنْ هُمْ إِلاَّ يَخْرُصُونَ), « Ils ne font que conjecturer (émettre des opinions) et ne font que supposer » (6:116) ; et Il a dit : (ذَلِكَ مَبْلَغُهُم مِّنَ الْعِلْمِ), « Voilà la somme de leur savoir » (53:30).
La perspective véritable et réelle du champ de bataille athée est qu'ils tentent de combattre la nécessité sensorielle, intuitive et rationnelle, parce qu'ils ont choisi le matérialisme comme position par défaut pour des raisons qui sont en réalité psychologiques (et non rationnelles). Leur usage ultérieur de la philosophie et de la science vise à faire paraître rationnel leur déni psychologique ; ce que nous avons alors, c'est une logique circulaire qui se déroule ainsi : « En observant et en étudiant les êtres vivants, le monde et l'univers, nous n'observerons jamais Dieu. Nous avons étudié les êtres vivants, le monde et l'univers et n'avons jamais trouvé le moindre signe de Dieu. Dieu n'existe pas. » Et, d'une autre manière : « L'évolution darwinienne doit rendre compte de la vie, sinon l'alternative est un Concepteur et Créateur agissant avec finalité, ce qui est inacceptable parce que le naturalisme est la vérité (présupposé). Par conséquent, dans un monde naturaliste et matérialiste, la seule explication possible est l'évolution de la matière inorganique en matière organique puis en organismes vivants ; et puisque le naturalisme est la vérité, l'évolution doit être la vérité et la seule explication de la vie. » Ce raisonnement tautologique, circulaire, qui présuppose ce qu'il veut démontrer, est mû par une adhésion préalable au naturalisme.
Dans son livre The Grand Design, Stephen Hawking fait les affirmations suivantes (p. 180) :
« La création spontanée est la raison pour laquelle il y a quelque chose plutôt que rien, pour laquelle l'univers existe, pour laquelle nous existons. Il n'est pas nécessaire d'invoquer Dieu pour allumer la mèche et mettre l'univers en marche. »
Ce qui précède peut se résumer ainsi : « Nous pouvons expliquer pourquoi l'univers existe en affirmant que les choses viennent à l'existence spontanément (sans préméditation ni stimulus externe). » C'est une insulte à l'intuition innée (fitrah), à la perception sensorielle (hiss) et à la raison (aql), et cela s'oppose aussi à la révélation saine et authentique, tout comme cela s'oppose à la méthode scientifique, qui ne peut exister ni fonctionner sans la prémisse que tout événement a une cause. Et aussi (p. 180) :
« Parce qu'il existe une loi comme la gravité, l'univers peut se créer et se créera lui-même à partir de rien. »
Ce qui précède peut se résumer ainsi : « Pour aider à justifier la pure conjecture selon laquelle les choses viennent à l'existence spontanément, nous allons invoquer une loi comme la gravité et affirmer qu'elle doit exister. » Et aussi (p. 181) :
« Nous avons vu qu'il doit exister une loi comme la gravité, et nous avons vu au chapitre 5 que, pour qu'une théorie de la gravité prédise des quantités finies, la théorie doit posséder une supersymétrie entre les forces de la nature et la matière sur laquelle elles agissent. La théorie M est la théorie supersymétrique de la gravité la plus générale. Pour ces raisons, la théorie M est la seule candidate à une théorie complète de l'univers. Si elle est finie — et cela reste à prouver —, elle sera le modèle d'un univers qui se crée lui-même. Nous devons faire partie de cet univers, car il n'existe aucun autre modèle cohérent. »
Ce qui précède doit être lu comme des conjectures, des fantaisies et des caprices fondés sur autre chose que des preuves empiriques et physiques, dont le but est de proposer une théorie à consonance intelligente dont l'essence est l'affirmation que des choses et des systèmes intelligents et complexes viennent à être à partir de rien et sans rien, le « rien » étant à la fois « rien » et « quelque chose ».
Commentaires et remarques
Premièrement, ne vous laissez pas déconcerter par tous ces termes de « théorie M » : tout cela n'est que pure spéculation (mysticisme) déguisée en science. Ils inventent des explications philosophiques puis leur donnent des noms savants, des termes dont eux-mêmes ignorent le sens : « Personne ne semble savoir ce que signifie le « M », mais ce pourrait être « maître », « miracle » ou « mystère ». Il semble que ce soit les trois à la fois. » (pp. 116-117 du même livre) ; puis ils déguisent tout cela en science alors qu'ils n'ont aucune science empirique derrière ces propositions, mais simplement tout un tas de présupposés (sur la base desquels ils peuvent mener des expériences, mais dont les résultats sont toujours interprétés en partant du principe que les présupposés sont corrects). Par théorie M, ils entendent simplement proposer une théorie unique et englobante, une théorie-parapluie dans laquelle ils peuvent jeter toutes les théories dont ils disposent actuellement pour expliquer l'univers, et trouver des moyens de les rafistoler ensemble. Ces théories reposent à leur tour sur des présupposés souvent non avoués (fondés sur la conjecture) qui sont nécessaires pour que la théorie ou le modèle tienne. Deuxièmement, ce que dit réellement ce physicien théoricien très brillant et intelligent — [lisez cela par opposition à un physicien empirique] —, c'est que rien (au sens d'aucun agent et d'aucune entité) crée quelque chose, sauf que c'est formulé comme « quelque chose qui se crée lui-même ». Mais pour Hawking, le « rien » inclut « une loi de la gravité », supposée exister déjà (de manière extérieure à l'univers qui va se créer lui-même). Nous n'avons donc pas réellement « rien » (ni quelque chose qui se crée lui-même). De plus, Hawking insiste sur le fait que la loi de la gravité « doit exister » pour aider l'univers à se créer lui-même. Ce qu'il décrit comme la loi de la gravité n'est qu'une représentation mathématique de ce qui est observé. La loi elle-même n'est pas « la gravité ». Il y a « la gravité », et il y a « une loi de la gravité » qui décrit ce qui est observé lorsque la gravité agit. Les lois ne font rien advenir, et si nous admettons que la loi décrit une force, de telles forces (décrites par des lois) ne viennent pas à être d'elles-mêmes. Autrement dit, l'argument de Hawking revient à vous dire que c'est la loi de limitation de vitesse sur les routes qui fait que les conducteurs respectent la limitation de vitesse. En d'autres termes, la prise en compte, dans l'esprit du conducteur, d'une loi abstraite (l'existence d'une loi) qui limite la vitesse sur une route, et dont l'existence et la vigueur sont signalées par des panneaux physiques, est ce qui pousse une personne à suivre les règles et suscite un certain type de comportement. Hawking ne veut pas que votre pensée aille au-delà de la simple acceptation de l'existence de la loi et de son effet. Il veut expliquer l'effet de la loi (le respect de la limitation de vitesse) par la nécessité de la loi elle-même, et vous empêcher de vous interroger d'abord sur l'origine de la loi. Il veut donc, et a besoin, que la loi de limitation de vitesse soit (l'explication ultime), et il veut aussi, et a besoin, qu'elle soit « rien » en même temps, de sorte que l'on puisse dire : la limitation de vitesse est inévitable, tout ce qu'il nous faut, c'est une loi. De même, l'univers peut se créer et se créera lui-même, tout ce qu'il nous faut, c'est une loi de la gravité. La loi de limitation de vitesse, en tant que loi, ne fait en réalité rien. La loi renvoie en fait à d'autres choses : réflexion, intelligence, pensée, sagesse, etc., toutes transmises par la loi afin de placer une compréhension particulière dans l'esprit de celui qui y est soumis, de sorte qu'un comportement particulier soit exigé de cette personne. Il n'est pas possible qu'une loi existe simplement, comme ça. Une loi (verbale, écrite ou physique) n'est au contraire qu'une référence à autre chose, un phénomène ou un processus décrit ou caractérisé par la loi énoncée, et ce phénomène ou processus appelle lui-même d'autres explications, telles que son origine et sa finalité. Alors d'où vient la loi de limitation de vitesse, qui l'a élaborée, et quelle est la réflexion qui la sous-tend ?
Maintenant, lorsque vous dépassez toute la terminologie scientifique compliquée et savante employée pour rendre les affirmations crédibles, et que vous en venez au raisonnement réel, élémentaire et fondamental employé (pour appuyer ces affirmations), vous voyez la supercherie et l'inconstance en jeu : ce n'est qu'un jeu de faire-semblant d'enfant. « Nous sommes attachés au matérialisme, parce que nous l'avons choisi comme vérité par défaut. Du fait de cet attachement, nous ne pouvons qu'affirmer que les choses se créent elles-mêmes. Pour rendre cela crédible, nous allons truquer la définition de la science (voir ici) et faire passer nos conjectures pour des faits. »
Ma fille de cinq ans sait que le réfrigérateur de la cuisine ne s'est pas créé lui-même, chose plus envisageable (en termes de probabilités) que l'univers (avec tout son ordre et toute sa complexité ultérieurs) se créant lui-même. Ma fille de cinq ans n'est pas physicienne théoricienne, elle n'a reçu aucune instruction formelle, elle n'est allée ni à l'école, ni au lycée, ni à l'université. Elle n'est pas membre honoraire de la Royal Society of Arts, ni membre de l'Académie pontificale des sciences, et n'a reçu aucune médaille. En fait, ce n'est que son intuition innée (voir ici) : le simple bon sens. La connaissance que l'homme ne s'est pas créé lui-même, ni n'a créé le moyen (la reproduction) par lequel sa création et sa venue à l'existence sont facilitées, est une vérité évidente par elle-même, car chacun sait qu'il ne s'est jamais fait passer lui-même du non-être à l'être. De même, la connaissance qu'il n'a pas créé l'univers dans lequel il réside est une vérité évidente par elle-même, tout comme la connaissance que l'univers ne s'est pas créé lui-même (sans une force extérieure) est une vérité évidente par elle-même ; et de même, la connaissance que des univers multiples ne sont amenés à l'existence que par une force extérieure à leur ensemble est une vérité évidente par elle-même. Toute cette connaissance est innée, intuitive et nécessaire, et ne requiert aucune preuve empirique. Par conséquent, « rien » (au sens d'aucun agent causal) n'a créé l'univers, et l'univers ne s'est pas créé lui-même (c'est impossible). Nul besoin d'être un scientifique renommé pour connaître ces vérités les plus élémentaires : elles sont innées et intuitives, et les enfants naissent avec la capacité de reconnaître et d'admettre ces vérités simples. Il est donc étrange et risible, une fois dépassée toute cette sophistication apparente, que des hommes adultes dotés de tels titres tentent de faire passer ces fantaisies et conjectures pour de la « connaissance » au nom de la « science ».
Si, dans la raison (aql) de Hawking (ou de Dawkins), il est plausible et admissible qu'un univers (ou des univers) vienne à l'existence à partir de rien (sans matière préalable) et par rien (sans Initiateur), alors comment ont-ils rendu impossible, selon la raison, qu'un univers vienne à l'existence, que ce soit à partir de rien (sans matière) ou de quelque chose (une matière préalable), par l'intermédiaire d'un Initiateur ? En d'autres termes, s'il est acceptable selon la raison que l'univers vienne à être à partir de rien et par rien, alors il est plus raisonnable qu'il vienne à être (que ce soit à partir de rien ou de quelque chose) par un Initiateur. Cependant, les athées ont une adhésion préalable au naturalisme et au matérialisme, et cette adhésion découle d'un déni psychologique. En conséquence, un Initiateur, un Concepteur agissant avec finalité, est éliminé (par simple définition et jeu de mots) de l'ensemble des explications plausibles dès le tout début, d'emblée. La saine raison ne permet pas que des millions d'univers venant à être à partir de rien, sans Initiateur et sans aucune raison ni cause de leur venue à l'existence, soient plus raisonnables qu'un seul univers venant à être (avec ou sans matière préalable) par un Initiateur, au moyen d'une raison ou d'une cause qui l'a produit au moment où il a été produit. Par déni psychologique, les athées choisissent ce qui est le plus éloigné de la raison, et ils truquent la définition de la science en déclarant que « la science n'est que ce qui explique par la loi naturelle », afin de nourrir ce déni psychologique et de garantir que toutes les explications restent strictement matérialistes. Tout cela indique qu'une croyance philosophique et métaphysique a déjà été arrêtée, et que c'est elle qui définit (ou circonscrit) le champ de l'investigation scientifique et ses conclusions.