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11. Une hypothèse réfutable pour prouver l'existence d'un agent
Les évolutionnistes détestent les analogies conceptuellement et physiquement exactes, comparant ce qui est comparable, parce qu'elles montrent de manière convaincante — par le bon sens et la raison élémentaire — que les prétentions des évolutionnistes ne sont pas facilement crues, ni par les profanes ni par les savants, surtout lorsque la fumée s'est dissipée, que les miroirs ont été brisés et que leur pensée a été démasquée comme ne différant en rien de celle des primitifs d'autrefois. Les primitifs attribuaient des attributs divins à la nature et l'adoraient par ignorance ; les modernes font la même chose, mais par orgueil et arrogance, afin d'éviter d'affirmer qu'il existe une autorité au-dessus de l'univers et de rejeter la nécessité de remercier pour les innombrables bienfaits dont ils jouissent chaque jour.
Ils sont habiles et extrêmement sophistiqués dans la manière dont ils dissimulent leur ressemblance avec les primitifs. Leur acte consistant à attribuer de telles qualités à la nature est dissimulé au moyen de systèmes de croyances spéculatifs, hautement sophistiqués et chargés de théorie, habilement déguisés en science par un langage technique, cryptique et ambigu.
L'ADN fournit la base d'un système numérique de communication et de contrôle au sein d'une structure cellulaire qui se trouve derrière la vie biologique. L'ADN est une base de données de code contenant une information prescriptive dotée d'une syntaxe (grammaire), d'une sémantique (sens) et d'une fonction prescriptive. De tels codes et langages ne peuvent apparaître que par un choix avec intention, ou par le savoir, la volonté, la capacité et la sagesse. Quiconque prétend le contraire, après avoir connu cette vérité, est un crétin.1
Les propriétés physiques et chimiques du papier et de l'encre ne peuvent rendre compte de l'existence du sens et du message inscrits sur le papier. Cela requiert savoir et volonté. Si vous lisez ces mots par un moyen numérique, alors les chiffres binaires et les pixels ne peuvent expliquer le sens de ce que vous lisez. Seuls le savoir, la volonté, la capacité et la sagesse peuvent en rendre compte.
Un message sensé composé sur un tableau blanc magnétique avec des lettres aimantées — comme « Methinks it is like a weasel » — ne peut être expliqué par la seule physique du magnétisme, car la physique et les lois elles-mêmes ne sont pas conscientes d'elles-mêmes et ne peuvent produire de sens sur la base d'un système de code arbitraire. De telles lois devraient penser intelligemment, concevoir, planifier, créer et mettre en œuvre un tel système d'abstraction et de symboles-jetons (un alphabet) avant de produire du sens. L'existence même du sens requerrait savoir et volonté. Les lois physiques n'ont ni savoir ni volonté. C'est impossible. Personne ne croit cela, si ce n'est un crétin qui se trompe lui-même ou un ingrat arrogant. Cependant, pour éviter d'être identifiés à juste titre comme des crétins, ces gens nient extérieurement attribuer savoir et volonté aux lois physiques et à la matière, tout en sachant parfaitement intérieurement qu'il ne peut en être autrement. Il faut bien que quelque chose reçoive les attributs de savoir, de volonté et de sagesse — ou de choix avec intention — pour expliquer le système cybernétique qui se trouve derrière la vie biologique [ainsi que les phénomènes tout à fait apparents, observés chaque jour par toute l'humanité, qui sont manifestement destinés à faciliter la vie et à répondre aux besoins essentiels de l'humanité]. Il n'y a absolument aucune échappatoire à cela.
Revenons aux codes et aux significations :
Les motifs répétitifs observés dans la nature, créés par des interactions physico-chimiques régulières comme des lois, ne constituent pas un code. Les flocons de neige, les stalactites et les fractales ne sont pas du code. Ce sont des structures arbitraires et non des systèmes codés sémantiquement (porteurs de sens).
Les lois physiques ne peuvent rendre compte du sens. Un message codé, porteur de sens et d'instructions, requiert savoir et volonté.
Des suites de lettres aléatoires — par exemple « onldsabeqdt » — forment bien un système codé par l'usage de symboles, mais elles sont dépourvues de sens (sémantique). Nous ne parlons pas simplement de systèmes codés. Nous parlons spécifiquement d'une information codée (sémiotique) dotée d'un sens (sémantique), et d'une fonction (pragmatique), et de buts finaux.
Les motifs répétitifs et les séquences aléatoires ne sont pas la même chose qu'une information codée dotée d'un sens et d'une fonction prescriptive.
Aucun mécanisme ou processus naturel ne peut produire un code (sémiotique) doté d'une sémantique (sens), et encore moins d'une pragmatique (instructions exécutables) avec des buts finaux. La vie biologique est remplie de milliards d'exemples de buts finaux aux niveaux biochimique, cellulaire, des organes et de l'organisme entier. Nier cela, c'est nier la perception sensorielle et se condamner soi-même au crétinisme. Les athées, les évolutionnistes et les naturalistes doivent admettre qu'il est impossible d'éviter la « pensée téléologique et agentive » lorsqu'on parle de la « nature ».2 Il en est ainsi parce qu'il y a téléologie et agentivité dans la nature — dans la réalité effective —, c'est la plus évidente et la plus apparente des vérités, et toute l'entreprise scientifique repose sur ce fait incontestable. Aucun athée ne devrait être autorisé à échapper à cet aveu dès le départ, et on devrait lui faire sentir qu'il ne diffère en rien [en niveau d'intelligence] des primitifs qui attribuent des attributs divins à la nature.
Le système cybernétique ADN-gène-cellule est « le langage et la plateforme de la création ». La vie est préprogrammée. Il y a un agent derrière la vie. Cet agent explique la téléologie incontestable de la vie biologique. Nous connaissons et comprenons le mécanisme de la téléologie : c'est le système cybernétique qui sous-tend la vie biologique. Ce système cybernétique fonctionne de la même manière que les systèmes informatiques de Google, Facebook, YouTube et Twitter. Il y a un agent derrière ces systèmes. Ces systèmes requièrent des solutions formelles avant leur mise en œuvre. Nous avons dit précédemment que les découvertes, les formules et les théories de la communication qui ont créé le monde numérique moderne, ainsi que les idées et principes fondamentaux de la conception et de l'ingénierie informatiques de Von Neumann, d'Alan Turing et de Norbert Weiner (inventeur de la cybernétique), ont été tirés de la programmation génétique numérique linéaire présente dans la vie.
Ainsi, le système numérique de communication et de contrôle fondé sur l'ADN est conçu par un choix avec intention, ou, autrement dit, par le savoir, la volonté, la capacité et la sagesse. L'inférence à un concepteur, un artisan et un créateur est justifiée et fondée, car toutes les autres possibilités (pour expliquer l'information prescriptive) peuvent être éliminées par :
- la raison et la somme de l'expérience humaine en matière de technologie,
- les tests empiriques,
- l'absence totale de preuve pour ces autres possibilités, ou
- l'impossibilité de réfuter la proposition : « Aucun mécanisme ou processus naturel ne peut produire de code prescriptif. »
Parmi les autres explications possibles :
- des extraterrestres intelligents ont créé l'ADN,
- l'ADN est simplement apparu, se créant en fait lui-même,
- la loi physique (les lois de la nature) a créé l'ADN.
Ce ne sont pas des prétentions scientifiquement validées, mais des croyances religieuses, soit en dehors du domaine de la recherche scientifique, soit empiriquement démontrées et déjà connues comme fausses.
Cette hypothèse de l'agent peut être facilement réfutée en fournissant une démonstration empirique d'un système codé prescriptif et exécutable [avec son propre système de symboles-jetons entièrement nouveau, comportant de multiples couches d'abstraction, semblable à ce que nous voyons des concepts dans les langages de programmation orientés objet, par exemple] apparaissant par le hasard et la nécessité, par des moyens uniquement naturels [dynamique physico-chimique], en l'absence de choix avec intention, ou de savoir et de volonté, et totalement dépourvu de tout but final et de tout objectif. Une seule démonstration réfutera l'hypothèse et donnera du crédit aux prétentions des athées et des naturalistes.
Ceci est une hypothèse réfutable.
Un prix de 5 000 dollars américains est offert à quiconque pourra apporter un seul exemple de code prescriptif exécutable généré par une dynamique purement physico-chimique (« hasard » plus « nécessité ») sans l'intervention d'aucun apport ou pilotage de la part d'un expérimentateur.
Le code doit, de manière démontrable, posséder :
- un système sémiotique nouveau (un système de signes-symboles-jetons, en somme son propre alphabet unique),
- une syntaxe (des règles, un système grammatical indiquant comment l'alphabet peut être agencé),
- une sémantique (abstraction et sens),
- une pragmatique (instruction fonctionnelle) et
- des finalités, des buts finaux.
Le système ADN-gène-cellule est caractérisé par tous ces éléments.
L'incapacité à remporter le prix ci-dessus constituera une preuve continue de l'existence d'un agent derrière la vie biologique, qui possède au minimum les attributs de savoir, de volonté, de puissance et de sagesse. Puisque les attributs ne peuvent exister par eux-mêmes et doivent être inhérents à quelque chose, l'existence vraie et réelle d'une essence possédant ces attributs est exigée et justifiée.
D'après ce qui précède, il n'y a que deux possibilités. Soit il existe une entité au-delà de la nature qui possède les attributs de savoir, de volonté, de puissance et de sagesse (choix avec intention), soit c'est la nature qui possède et manifeste ces attributs. Tous les naturalistes doivent adopter le second point de vue pour expliquer la téléologie — (laquelle, selon la somme de l'expérience et de l'entreprise humaines, ne peut apparaître que par un choix avec intention). Nier que la téléologie existe est pur crétinisme et pure présomption. Ainsi, il faut bien conférer des attributs divins à la nature, et c'est là le véritable secret des croyances spéculatives et chargées de théorie dans lesquelles un langage hautement technique et cryptique est employé pour camoufler et dissimuler le fait que ces gens ne diffèrent en rien des primitifs. C'est seulement qu'ils sont bien plus sophistiqués dans leur manière de dire ce que disaient les primitifs. Ensuite, ils prétendent que tout le dessein et toute la téléologie que nous voyons ne sont qu'une simple « illusion ». C'est un signe de folie que de se méfier de ce que vous disent vos propres sens physiques, et telle est la réalité des charlatans fondamentalistes néodarwiniens comme Richard Dawkins.
Remarque : l'hypothèse évolutionniste néodarwinienne ne peut fournir de tests de réfutabilité pour son axiome principal — à savoir que la sélection naturelle agissant sur des mutations aléatoires rendrait compte de l'émergence de nouvelles espèces —, car cette hypothèse ne peut pas être testée au départ. C'est une extrapolation théorique à partir d'observations limitées à petite échelle, et elle se situe au-delà de la testabilité et de la réfutabilité. De plus, elle comporte l'élément du hasard (dans les mutations). Intégrer le hasard comme caractéristique centrale dans une théorie, quelle qu'elle soit, l'exclut d'avoir une base scientifique et empirique. C'est pour cette raison que l'« évolution » est toujours très habilement formulée dans les termes les plus larges possibles, et n'intègre jamais le mécanisme, car il n'existe aucune preuve empirique pour l'étayer. On y croit par une extrapolation illogique, et les évolutionnistes le savent bien. Nous avons fait allusion à cette controverse entre évolutionnistes ailleurs dans ce livre. Les évolutionnistes athées comptent sur l'ignorance des gens pour les tromper et les convaincre de leurs contes de fées imaginaires, racontés dans un langage hautement technique et cryptique. C'est là la véritable source de leur force et de leur domination apparentes.
Notes
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Crétin = imbécile, abruti, sot, idiot. Il est important de renverser la balance et de remettre les réalités à leur juste place par l'usage d'étiquettes appropriées. Les athées et les naturalistes emploient couramment un langage méprisant envers ceux qui croient en un Créateur, sur la base de leurs récits imaginaires, spéculatifs et conjecturaux, dans lesquels ils présentent de manière cryptique leur attribution de qualités divines à la nature, au moyen d'un langage hautement technique et trompeur. Il faut adopter à leur égard un nouveau langage et une nouvelle manière de parler, afin de remettre les choses dans leur état naturel et de leur faire savoir qu'ils n'ont guère de quoi s'appuyer au XXIe siècle, alors que le mécanisme néodarwinien a été empiriquement démontré faux et impossible. On observe désormais les naturalistes se démener pour inventer le prochain récit qui étaiera leur croyance primitive en la divinité de la nature. Si ce que nous savons aujourd'hui du système cybernétique ADN-gène-cellule avait été connu au XIXe siècle et au début du XXe siècle, leurs récits imaginaires et fantaisistes n'auraient jamais été imaginés. Ces récits sont d'abord nés d'une pure ignorance, et aujourd'hui ils sont maintenus et soutenus par une pure arrogance. ↩
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Nous avons déjà cité une conférence donnée lors du colloque de la Royal Society de novembre 2016 consacré aux « New Trends In Evolutionary Biology: Biological, Philosophical And Social Science Perspectives », qui établit ce fait. L'un des professeurs, Samir Okasha, a donné une conférence sur la métaphore de l'agentivité ; voir la citation que nous en avons tirée dans l'introduction. ↩