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2. Les principales tactiques des athées naturalistes

Il existe un certain nombre de tactiques opérationnelles de haut niveau employées par les athées évolutionnistes. Nous en mentionnerons ici trois principales :

Premièrement : la séparation délibérée et calculée entre :

a) l'origine de la vie, appelée abiogenèse. Ce terme désigne le processus par lequel la vie biologique serait apparue à partir de la matière non vivante, ce qui viole la loi de la biogenèse [la vie ne naît jamais que de la vie], laquelle n'a jamais été démontrée fausse à ce jour,1 et

b) le processus d'évolution après l'apparition de la vie biologique.

Les athées les traitent comme deux domaines différents et sans rapport l'un avec l'autre, feignant de croire que le statut scientifique du premier n'a aucune incidence sur le statut scientifique du second.

Il en est ainsi parce que la théorie de l'évolution repose sur l'hypothèse non démontrée selon laquelle l'information codée, puis la vie biologique, sont apparues à partir de molécules inorganiques inertes par des processus purement physico-chimiques.

Autrement dit, ils ont besoin d'un miracle sur lequel leur fabulation naturaliste puisse prendre son départ. Sans ce miracle — l'apparition d'une information codée suivie d'une cellule capable de s'autorépliquer —, le chariot n'avance pas et reste enlisé dans la mare tiède et boueuse. D'où leur réponse : « De toute façon, l'abiogenèse ne fait pas partie de la théorie de l'évolution. »

Les deux domaines sont inséparables et le statut scientifique du premier affecte le statut scientifique du second, car le premier est une hypothèse non démontrée du second.

La première cellule autoréplicative doit posséder autant de sophistication numérique, de communication, d'ingénierie et de stockage de données que les cellules d'aujourd'hui pour que tous les prétendus processus évolutifs futurs de « mutation » et de « sélection » puissent avoir lieu et conduire à l'augmentation graduelle de l'information prescriptive ainsi que de la complexité et de la diversité biologiques.

Il est impossible de recourir à la mutation et à la sélection naturelle pour rendre compte de l'arrivée de la première cellule autoréplicative, car ces processus ne peuvent se mettre en marche que s'il existe quelque chose à « muter » et à « sélectionner », à savoir la première cellule autoréplicative. Par conséquent, les croyants sagaces ont besoin d'une foi immense en un miracle aux proportions stupéfiantes, qui viole la physico-chimie et les lois naturelles.2

La question se pose également de savoir si la vie est apparue plus d'une fois. Puisque nous avons affaire à l'échelle microscopique, des zones relativement étendues (telles que des mares tièdes, des océans et de grandes surfaces rocheuses) ont dû connaître les mêmes conditions et rendre possibles de multiples origines de la vie biologique. C'est une question qui tourmente les évolutionnistes et les athées, et il est amusant de voir comment ils la traitent. On trouve dans le magazine New Scientist des articles comme : « Life may have emerged not once, but many times on Earth » (« La vie est peut-être apparue non pas une fois, mais de nombreuses fois sur Terre »), avec pour sous-titre : « Loin d'être un miracle survenu une seule fois en 4 milliards d'années, les débuts de la vie ont pu être si banals qu'elle a commencé à de nombreuses reprises »3. Quelques années plus tôt, un autre article : « Why complex life probably evolved only once » (« Pourquoi la vie complexe n'a probablement évolué qu'une seule fois »).4 Ils conjecturent aussi qu'il a pu y avoir jusqu'à dix origines distinctes de la vie — chacune ayant son propre système particulier —, mais qu'une seule a survécu. On peut se référer, à titre d'exemple, à l'article « Multiple origins of life »5, dans lequel les auteurs présentent cette conjecture sur la base de modèles mathématiques — la même escroquerie que celle utilisée en cosmologie moderne, où l'existence de forces, de particules et de champs imaginaires, qui viennent justement rapiécer et sauver des modèles cosmologiques empiriquement et observationnellement réfutés, est rendue possible par des modèles et des équations mathématiques. Ils font littéralement exister par l'écriture des entités imaginaires.

Conformément au principe selon lequel la preuve doit être à la mesure de la prétention, pour défendre leur religion — selon les normes strictes de la méthode scientifique —, il faut présenter une preuve empirique observable, reproductible et testable montrant que des événements aléatoires, la physico-chimie ou les lois de la nature — dépourvus de choix avec intention — sont capables de produire une cellule autoréplicative, avec toute son architecture d'information, de communication et d'ingénierie. La preuve doit être à la mesure de la prétention. Il ne suffit pas de montrer que des acides aminés ou de petits peptides peuvent être produits dans des conditions de laboratoire contrôlées pour ensuite extrapoler à partir des résultats, car la preuve n'est pas à la mesure de la prétention et ne répond pas aux normes scientifiques. Les conjectures sur les scénarios du « métabolisme d'abord », de l'« ARN d'abord » ou des « lipides d'abord » ne constituent pas une preuve empirique, car ce ne sont que des conjectures et des exercices de fabulation.

Les sagaces ecclésiastiques de l'évolution sont des maîtres de l'extrapolation. Extrapoler signifie : projeter au-delà de l'intervalle des valeurs connues sur la base de valeurs déjà déterminées ; inférer une possibilité au-delà de ce qu'établit strictement une série de faits, d'événements, d'observations, etc. Les preuves avancées en faveur de l'abiogenèse et de l'évolution néodarwinienne recourent à l'extrapolation et ne répondent pas aux normes de la science empirique, qui comprennent l'observation, la testabilité et la reproductibilité.

Lorsqu'ils sont pressés de fournir des réponses satisfaisantes sur ce sujet de l'origine de la vie, et sachant que l'humanité ne possède pas le savoir, l'ingéniosité et l'habileté nécessaires pour engendrer la vie, des athées comme Richard Dawkins sont contraints de se réfugier dans la possibilité que des extraterrestres intelligents et avancés aient ensemencé la vie sur Terre, mais commettent ensuite une pétition de principe en affirmant que ces extraterrestres doivent eux-mêmes être apparus par une forme d'évolution darwinienne, ce qui ne fait que repousser le problème d'un cran sans répondre du tout à la question sur le fond. À la fin du documentaire « Expelled: No Intelligence Allowed », Ben Stein demande à Dawkins d'expliquer l'origine de la vie. Sa réponse hypothétique (c'est nous qui soulignons) : « ... je suppose qu'il est possible que l'on trouve des preuves de cela si l'on examine les détails de notre chimie, de la biologie moléculaire, on pourrait trouver la signature d'une sorte de concepteur, et ce concepteur pourrait bien être une intelligence supérieure venue d'ailleurs dans l'univers. Mais cette intelligence supérieure aurait elle-même dû apparaître par un processus explicable, ou explicable en dernier ressort. Elle n'aurait pas pu simplement surgir dans l'existence spontanément. C'est là le point essentiel. »6

Cela révèle que les athées savent intérieurement que la vie biologique est conçue et que l'inférence au dessein est irrésistible, surtout à la lumière des progrès continus dans les domaines de la biologie moléculaire, de la biologie des systèmes, de la génétique, de la biosémiotique et des divers mécanismes adaptatifs intégrés et pré-conçus dont font preuve les organismes.7

On ne saurait négliger l'importance de ce point en raison de ce qu'il implique. Énonçons-le clairement : toutes les tentatives de manipuler en laboratoire les ingrédients de base de la vie (acides aminés, lipides, minéraux, etc.) pour générer les molécules biologiques les plus rudimentaires par le recours à une « sélection soigneuse » et à un « dessein intelligent » ont échoué et montrent l'impossibilité de la tâche. Il ne reste alors que deux possibilités :

a) avoir foi que les lois de la nature peuvent malgré tout générer la vie biologique en l'absence de choix avec intention, ou de savoir, de volonté, de puissance et de finalité — après avoir reconnu que toutes les entreprises humaines visant à le faire avec savoir, intention, puissance et le recours à tout le savoir-faire industriel et technique ont lamentablement échoué.

b) avoir foi qu'un agent doté des attributs de savoir, de volonté, de puissance et de sagesse doit être à l'origine de la vie biologique — avec la preuve empirique que les entreprises humaines visant à le faire avec savoir, intention, puissance, finalité et le recours à tout le savoir-faire industriel et technique ont lamentablement échoué.

Cependant, les deux fois ne sont pas équivalentes. La première foi — celle des naturalistes primitifs et des athées — s'oppose à l'intuition, au bon sens, à la raison, et même aux conclusions solides fondées sur les résultats empiriques de la méthode scientifique d'investigation, comme le montrent leurs propres expériences ratées. La seconde foi — celle des croyants — est en accord avec tout ce qui a été mentionné et elle est donc justifiée.

De plus, de même que l'athée et le naturaliste, dans leur foi que les lois de la nature doivent avoir créé la vie, n'ont pas de connaissance observable, testable et empirique de la manière dont cela s'est réellement produit, de même le croyant n'a pas connaissance de la manière précise dont un agent créateur a créé la vie biologique ni de la nature exacte des actions de cet agent. Il existe donc, sous un angle, des équivalences entre les deux positions et, sous un autre, la position de celui qui croit en un créateur est supérieure, rationnelle et justifiée.

C'est pourquoi aucune discussion avec un athée ou un évolutionniste ne doit être engagée sans l'aveu plein et explicite — de la part de l'athée — du point qui vient d'être exposé, à savoir qu'il opère sur la base d'une foi injustifiée. Le refus de le reconnaître, par l'esquive ou le rejet, est la preuve de l'arrogance et de l'attachement aux caprices et aux passions.

Deuxièmement : et c'est là la partie centrale de l'escroquerie à laquelle nous avons fait allusion plus haut et que nous répétons en raison de son importance dans l'ensemble de la discussion : attribuer de manière cryptique le savoir, la volonté, l'intention, la finalité et la sagesse à la nature, à la matière, par l'ambiguïté, une terminologie chargée et le double langage, tout en le niant dans un langage clair et sans ambiguïté selon le besoin et les circonstances. Lorsque le choix avec intention est nié, ou que l'on rejette le fait que le savoir, la volonté, la puissance et la sagesse sont des attributs nécessaires à la manifestation d'un pouvoir créateur, la seule alternative est de conférer ces attributs à la nature. Cependant — comme les gens sains d'esprit rejetteront cela et ne le traiteront pas différemment de la doctrine des primitifs d'autrefois parmi les naturalistes —, les modernes utilisent la puissance du langage, la cryptologie et le double langage scientifique technique pour dissimuler cette doctrine religieuse. Les primitifs étaient simples : ils attribuaient des attributs divins aux éléments et les adoraient. Les naturalistes d'aujourd'hui sont des sophistes : ils usent de sophismes pour cacher la réalité de ce qu'ils disent et croient. Cela apparaît dans leur usage extrêmement habile du langage technique afin de semer la confusion chez les gens et de les tromper.

On peut l'observer — à titre de bon exemple — dans le programme de simulation informatique de Richard Dawkins, qui vise à démontrer que les mutations aléatoires et la sélection naturelle peuvent agir ensemble au moyen d'un processus non aléatoire — prêtez attention à cela — pour générer de l'ordre à partir du désordre.

Voici comment il est décrit (c'est nous qui soulignons) :

« Le programme de la belette (weasel program)... est une expérience de pensée accompagnée de diverses simulations informatiques qui l'illustrent. Leur but est de démontrer que le processus qui anime les systèmes évolutifs — la variation aléatoire combinée à une sélection cumulative non aléatoire — est différent du pur hasard. »8

L'idée clé que Dawkins a tenté d'illustrer est que passer en une seule étape d'une séquence aléatoire et dénuée de sens de 28 caractères à quelque chose de sensé et de compréhensible est extrêmement improbable. Les probabilités statistiques contre cela sont extrêmement élevées, de l'ordre de 1040 contre 1. Mais par étapes graduelles, accompagnées d'une « sélection », ce n'est pas improbable. Pour le dire en termes concrets, cela revient à dire que croire qu'un ouragan emportant les pièces détachées d'une usine les assemble en un Boeing 747 achevé en une seule étape est impossible. Cependant, par étapes graduelles — avec une « sélection non aléatoire » — sur de très longues périodes, on peut montrer que c'est plausible et probable, surtout grâce à la puissance de la « sélection cumulative non aléatoire ».

Ainsi, si un certain nombre de caractères de la séquence sont substitués au hasard lors d'une première étape, ils peuvent être sélectionnés (choisis) aveuglément et sans finalité, c'est-à-dire conservés, si leur position dans la séquence correspond à la position dans une phrase connue, préalablement choisie et sensée, en l'occurrence « Methinks it is like a weasel » (« Il me semble que c'est comme une belette »), une réplique du Hamlet de Shakespeare, qui est le but visé. Le processus est répété : à chaque étape, une, deux ou trois lettres sont remplacées au hasard par d'autres lettres et, s'il y a correspondance avec le but final connu, la substitution est « sélectionnée », c'est-à-dire conservée et fixée pour être transmise à la génération suivante. De cette manière graduelle, étape par étape, atteindre le but visé n'est plus aussi improbable statistiquement. Dawkins connaissait déjà le but à l'avance et ne conservait les mutations que si elles se rapprochaient de ce but.9

Voici les données pertinentes de la simulation :

Génération 01 :  WDLTMNLT DTJBKWIRZREZLMQCO P
Génération 02 :  WDLTMNLT DTJBSWIRZREZLMQCO P
Génération 10 :  MDLDMNLS ITJISWHRZREZ MECS P
Génération 20 :  MELDINLS IT ISWPRKE Z WECSEL
Génération 30 :  METHINGS IT ISWLIKE B WECSEL
Génération 40 :  METHINKS IT IS LIKE I WEASEL
Génération 43 :  METHINKS IT IS LIKE A WEASEL

Il existe de nombreuses critiques techniques de cette expérience et il est important de ne pas se laisser distraire par elles au point de manquer le point le plus crucial, qui est de comprendre le programme à motivation religieuse qui la sous-tend et la psychologie profonde à l'œuvre. En substance, Dawkins a fait preuve des mêmes attributs comportementaux qu'il souhaite projeter sur la nature ou la sélection naturelle. C'est la virulente « pensée agentive » dont nous avons parlé précédemment et qui afflige l'esprit des biologistes de l'évolution.

Sachant que la physico-chimie et le hasard seuls ne peuvent rendre compte de l'apparition soudaine, ni même graduelle, de la vie biologique, et sachant qu'un but final connu doit exister, Dawkins et ses coreligionnaires dissimulent l'intelligence et l'orientation vers un but sous des termes cryptiques tels que sélection cumulative non aléatoire. Autrement dit, ils cachent le choix avec intention par la cryptologie, car c'est ainsi qu'ils sont parvenus à la phrase « Methinks it is like a weasel » — par rien d'autre que le choix avec intention —, avec un but final en tête et le recours à une sélection intelligente. Ils l'ont fait entrer par la porte de derrière et l'ont camouflé sous des termes cryptiques. Par ce biais, ils essaient de convaincre leur auditoire d'accepter la moins absurde de deux prétentions absurdes. La première étant une création spontanée par une bourrasque soudaine de forces aléatoires, aveugles et non dirigées, et la seconde étant une création graduelle au fil du temps, par petites étapes successives, par ces mêmes forces agissant aveuglément, sans finalité, sans direction et sans buts finaux. Cependant, puisqu'un but final doit exister pour que quoi que ce soit de sensé soit produit — et qu'ils ne peuvent pas montrer qu'un but final existe, sans quoi leur escroquerie naturaliste revêtue de l'habit de la science serait démasquée —, ils ont utilisé des termes cryptiques pour dissimuler les éléments cachés de sélection intelligente, de pilotage, d'orientation vers un but et de téléologie qu'ils ont introduits par la porte de derrière. Ainsi, ils parlent de « sélection cumulative non aléatoire », un encodage de « sélection intelligente ou soigneuse », exactement ce que la simulation informatique avait été programmée pour faire.

Il convient de rappeler ici la déclaration de Nita Sahei, professeure et chercheuse sur les origines de la vie, que nous avons citée plus haut, tirée de sa présentation à la Case Western Reserve University. En exprimant sa frustration face aux expériences ratées lorsqu'elle tentait de coordonner les ingrédients chimiques qui produisent la vie, Nita a laissé échapper qu'ils « doivent utiliser un intelligent... », puis elle s'est rapidement reprise et a dit : « ... pas un dessein intelligent ». La voyant bloquée et hésitante, un autre professeur dans l'auditoire lui est venu en aide et a dit : « sélection soigneuse ». Nita a alors reformulé sa phrase et a dit : « nous devons sélectionner soigneusement... sur la base de nos connaissances », ce qui, en substance, ne diffère en rien de dire que nous devons « concevoir intelligemment ». Ce sont des jeux de mots auxquels ils se livrent, et il vous arrivera de les voir se trahir eux-mêmes.

La même analogie s'applique à ce qu'ils font avec « le processus évolutif ». Ils savent que, pour que l'évolution fonctionne par les mécanismes qu'ils proposent, il faut des buts finaux, des finalités et des cibles. Dans le langage qu'ils emploient dans leurs recherches, leurs descriptions et leurs analyses — comme l'a montré la conférence de Samir Okasha à la Royal Society de Londres citée plus haut —, ils sont incapables d'échapper à la « pensée agentive », attribuant des pouvoirs, des buts, des finalités et des desseins à la nature et à la sélection naturelle. Parfois, c'est flagrant parce que c'est inévitable ; d'autres fois, cela passe par un langage cryptique ; et d'autres fois encore, ils le nient expressément.

Les écrits et les déclarations de tous les néodarwinistes, y compris les comptes rendus et les publications scientifiques, doivent être examinés de près quant à l'usage de ce type de terminologie cryptique dans la discussion des mécanismes, car il fait partie intégrante de la manière dont ils construisent leurs arguments et font paraître factuelles leurs croyances conjecturales et spéculatives. L'érudit musulman Ibn al-Qayyim a démasqué cette escroquerie il y a plus de sept siècles, et cela mérite qu'on s'y attarde dans le chapitre suivant.

Troisièmement : les évolutionnistes opèrent des changements tactiques de zone lorsqu'ils défendent leurs croyances religieuses. Mémorisez la classification suivante, car elle se révélera utile plus loin, lorsque nous examinerons comment les croyants sagaces construisent les arguments en faveur de leur dogme religieux.

a) La zone empirique : c'est là que nous traitons des faits et des observations empiriques.

b) La zone crépusculaire : il s'agit d'un espace conceptuel caractérisé par l'indéfini, l'intermédiaire ou le mystérieux. En substance, c'est le fait de se réfugier dans l'ambiguïté, l'ennemie de la recherche scientifique, qui fonctionne sur la précision et l'absence totale d'ambiguïté. Dans cette zone, on trouve l'usage de définitions ambiguës « fourre-tout » et la présentation déformée de ce qu'est réellement la théorie de l'évolution.

c) La zone du sophisme : c'est là que nous avons affaire à un raisonnement fallacieux. C'est monnaie courante dans la construction d'arguments à partir de données empiriques, où la méthode scientifique — [observable, testable, réfutable] — et le raisonnement logique sont violés.

Dans les discussions et les débats, l'évolutionniste passe librement d'une zone à l'autre. Parfois, il peut se trouver dans deux zones, voire dans les trois, en même temps. C'est là que réside le secret pour déchiffrer les déclarations et les écrits des croyants sagaces évolutionnistes et déconstruire leurs doctrines religieuses. Retenez bien ces mots.

Dans les séances pratiques plus loin dans cet ouvrage, nous saisirons et immobiliserons les évolutionnistes qui opèrent dans l'une des zones, puis nous les mettrons au sol et les pilonnerons avec des faits empiriques et une raison saine, sans les laisser fuir vers une autre zone, ni entrer et sortir des zones, jusqu'à ce que nous en ayons fini. Des scénarios seront fournis à des fins d'entraînement et de compréhension, inshāʾAllāh.

Notes

  1. Aucune réfutation scientifique de la loi de la biogenèse n'a été entreprise à ce jour. S'il y a eu des tentatives dont nous n'avons pas connaissance, elles ont échoué. De nombreuses objections ont été soulevées par les évolutionnistes et les athées contre l'affirmation selon laquelle le fait que la vie ne provienne que de la vie serait une loi, mais elles ont une valeur empirique nulle. ↩

  2. Francis Crick, l'athée et biologiste moléculaire qui a codécouvert la structure de l'ADN, a écrit dans un livre de 1981 : « Un homme honnête, armé de toutes les connaissances dont nous disposons aujourd'hui, ne pourrait qu'affirmer qu'en un certain sens, l'origine de la vie semble pour le moment être presque un miracle, tant sont nombreuses les conditions qui auraient dû être remplies pour la mettre en route. » Life Itself: Its Origin and Nature. New York : Simon & Schuster. 1981. p. 88. ↩

  3. https://www.newscientist.com, 17 août 2016. ↩

  4. Ibid. 21 octobre 2010. ↩

  5. Raup, D.M. & Valentine, J.W. Multiple origins of life. Proc. Natt Acad. Sci. Vol. 80 ; pp. 2981-2984, mai 1983. ↩

  6. Stein, B. & Miller, K. Expelled: No Intelligence Allowed. (Premise Media). 2008. ↩

  7. L'évolutionniste, physicien théoricien, cosmologiste et professeur à l'Arizona State University Paul Davies a dit, dans New Scientist : « L'un des grands mystères scientifiques non résolus est l'origine de la vie. Comment cela s'est-il produit ?... La vérité, c'est que personne n'en a la moindre idée. » New Scientist, 192[2578]:35, 18 novembre 2006.

    Et Richard Dawkins a déclaré dans une interview au sujet de l'origine de la vie : « Personne ne sait comment cela a commencé. Nous savons quel genre d'événement cela a dû être. Nous savons quel type d'événement a dû se produire pour l'origine de la vie. Ce fut l'origine de la première molécule autoréplicative. » L'intervieweur, Ben Stein, a demandé : « D'accord. Et comment cela s'est-il produit ? » Dawkins a répondu : « Je vous l'ai dit. Nous ne savons pas. » Stein a alors dit : « Donc, vous n'avez aucune idée de la manière dont cela a commencé ? » Dawkins a répondu : « Non. Ni personne d'autre. » Stein, B. & Miller, K. Expelled: No Intelligence Allowed. (Premise Media). 2008. ↩

  8. Tiré de l'article de Wikipédia « Weasel Program ». ↩

  9. Gardez à l'esprit que, selon les évolutionnistes, la nature n'a aucun but : elle est l'horloger aveugle et n'a aucune finalité en tête. Tout cela n'est que jeu de mots et moyen de se moquer des gens. ↩